mercredi , 13 décembre 2017
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Politique

Il faut remonter à l’année 1987 pour trouver les prémices du retour au pluralisme politique au Cameroun. Cette année là en effet, le RDPC alors parti unique, applique en son sein le principe des candidatures multiples à l’occasion des élections municipales. L’expérience sera renouvelée en 1998 avec les élections législatives. L’on assiste alors à de joutes politiques très serrées qui donnent une première idée dès la fin de la décennie 80..

L’année 1990 est marquée au Cameroun par une série de revendications populaires pour plus de démocratie et de liberté. Le chef de l’Etat ne restera pas sourd à cet appel du peuple ; c’est ainsi qu’une série de projets de lois sur les libertés d’expression et d’association sera déposée sur la table de l’Assemblé Nationale. Après délibérations et amendements, il en sortira ce que l’on a appelé les « Lois sur les libertés». Le Cameroun renoue officiellement avec le multipartisme en décembre 1990 après la promulgation de ces Textes par le Chef de l’Etat.

Dès Février 1991, les premiers partis politiques sont légalisés. Ils sont plus de 188 à ce jour. Les revendications ne cessent pas pour autant. Regroupés au sein de la Coordination de partis politiques et des associations, les toutes nouvelles formations politiques revendiquent l’organisation d’une « Conférence Nationale Souveraine ».

Le Chef de l’Etat répondra à cette demande de dialogue par l’organisation d’une « Conférence Tripartite » qui regroupe du 30 octobre au 15 novembre 1991, au Palais des Congrès de Yaoundé, le parti au pouvoir, l’Opposition et la Société civile. Les travaux sont présidés par le tout nouveau Premier Ministre Sadou Hayatou, nommé en avril 1991 à la suite d’un amendement de la constitution.

Dès le premier Mars 1992 et en application des conclusions de la Conférence tripartite, des élections législatives sont organisées. Malgré le boycott de l’opposition radicale, le RDPC en sort vainqueur avec 88 sièges sur les 180 de l’auguste chambre. Pour obtenir la majorité absolue il doit composer avec le MDR (6 sièges). L’opposition parlementaire est quant à elle, composée de l’UNDP (68 sièges ) et de l’UPC (18 sièges).

Amélioration progressive du cadre juridique

L’élection présidentielle anticipée du 11 octobre 1992 est la deuxième étape majeure du calendrier électoral issu de la Tripartite La loi électorale y afférent est adoptée à l’issue d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale. Cette loi de tendance libérale sera appliquée pendant le scrutin qui connaîtra la participation de 6 candidats.

­Paul BIYA pour le RDPC en sort vainqueur avec près de 40% des suffrages. John FRU NDI du SDF est classé deuxième ; Bello Bouba MAIGARI de l’UNDP est troisième suivi de Adamou NDAM NJOYA pour l’UDC, Jean-Jacques EKINDI pour le MP et EMA OTOU PPW pour le RFP.

Après un large débat national et des consultations tous azimuts le gouvernement propose à la représentation nationale un projet de loi portant reforme de la constitution de 1972. Les modifications sont à la hauteur des consultations opérées en amont. La loi fondamentale sera adoptée à l’occasion de la session ordinaire de l’Assemblée Nationale de Décembre 1995. Le Président BIYA promulgue la nouvelle Constitution le 18 janvier 1996.

Le Texte fondamental est caractérisé par des innovations fondamentales: La décentralisation avec la création des régions ; l’instauration d’un pouvoir judiciaire ; la création d’un Conseil Constitutionnel et d’une Chambre des Comptes à la Cour Suprême. Le passage du mandat présidentiel de 5 à 7 ans est l’autre innovation majeure de cette constitution révisée.

Après l’Assemblée Nationale les Conseils municipaux se soumettent au verdict des urnes pour la première fois depuis le retour au multipartisme. Les élections ont lieu le 21 janvier 1996. Cette élection consacrera la domination des partis d’opposition (UNDP et SDF notamment) dans les principaux centres urbains du pays.

Les 18 et 19 mai 1997 se tiennent les deuxièmes législatives pluralistes. Le RDPC en sort vainqueur avec une majorité absolue ; le SDF, l’UDC, l’UNDP l’UPC, le MDR et le MLDC obtiennent aux aussi des sièges. Ces élections seront suivies en octobre de la même année par le scrutin présidentiel une fois encore boycotté par le SDF. Le président Paul Biya en sort vainqueur.

Il a fallu attendre Mars 2002 pour voir le camerounais se rendre à nouveau aux urnes dans le cadre des élections législatives et municipales couplées. Cette fois encore le grand vainqueur a pour nom le RDPC ; l’on constate toutefois que le SDF est intraitable dans le Nord-ouest et l’UDC dans le département du Noun.

Avec l’effondrement de l’UNDP ces deux formations politiques constituent les têtes de proue de l’opposition camerounaise. Elles ont pris la tête d’une coalition qui revendique l’informatisation du processus électoral et qui ambitionne de présenter un candidat consensuel à l’élection présidentielle du 11 Octobre 2004.
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