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STRUCTURATION DU METIER DE VIGNERON DANS LA MENOUA : Le GADD forme de jeunes vignerons professionnels.

Après la création du marché des sous-produits du raphia, suivi de la professionnalisation des acteurs du volet bambou, dans le cadre de son “Programme de régénération et revalorisation des raphias” (PRR), le GADD vient d’organiser un atelier, qui a montré le potentiel économique de la sève de raphia.

 

L’étude de référence du “Programme de Régénération et Revalorisation des Raphias” (PRR), conçu et porté par le Groupement d’Appui pour le Développement Durable (GADD), a mis en exergue un important potentiel économique, fondé sur l’exploitation des sous-produits du raphia.

Au nombre de ces sous-produits identifiés, il y a entre autres : les fibres, les feuilles, le bambou sec, le cœur de bambou, la sève. Dans la perspective de préserver cette plante, le GADD encadre déjà une vingtaine d’artisans qui, grâce au volet bambou du programme, font vivre leurs familles.

C’est dans les mêmes soucis que cette ONG a, autour de la professionnalisation et de la structuration du volet sève de raphia, organisé un “Atelier de formation de jeunes vignerons”. Face à l’étroitesse du marché de l’emploi, ainsi qu’au manque de qualification et à la méconnaissance des créneaux porteurs, cet atelier a eu l’ambition de poser les bases d’une création d’emplois permanents, à travers la sensibilisation et la formation de jeunes au métier de vigneron.

Les 5 et 6 décembre 2016, les participants ayant pris part à cette formation sont partis de tous les horizons du Département. Ces deux jours durant, élèves et étudiants, de divers niveaux et filières, ont côtoyé des vignerons professionnels et occasionnels. La première journée de travail a été consacrée aux échanges théoriques.

La seconde aux travaux pratiques, dans une plantation de vigne de raphias. L’objectif global de cette rencontre a été « (…) de donner, aux jeunes de la Menoua, l’opportunité d’accéder de façon professionnelle au métier de vigneron, tout en maîtrisant de manière rationnelle la technique de vigne ».

Plus spécifiquement, la formation a permis aux apprenants de comprendre avec clarté : l’importance des enjeux économiques de la sève de raphia ; l’itinéraire technique de vigne de la sève ; l’utilité des mesures d’hygiène liées à l’exploitation de la sève cueillie ; les divers circuits d’écoulement du produit fini ; la liste des matériels indispensables au vigneron.

Respecter les mesures d’hygiène pour garantir son marché.

L’analyse des méthodes de travail du vigneron a permis aux participants, d’isoler les cinq « éléments du processus qui déterminent le risque de contamination ». Ces éléments sont : la matière première, constituée du produit récolté et des intrants utilisés tels que l’eau et les produits phytosanitaires ; la main d’œuvre manipulant la sève, peut porter de micro-organismes pathogènes et transmissibles par les aliments ; la méthode de travail, qui regroupe l’ensemble des procédés utilisés pour récolter, transporter et conditionner le produit ; les matériels de travail (limes, plantoirs, ciseaux, bidons, gangs, filtres…), sont susceptibles de contaminer la sève, s’ils ne sont pas entretenus de façon adéquate ou adapté à l’usage ; le milieu ou cadre de travail, qu’il s’agisse des champs ou de la station de conditionnement, doit rester propre et protégé de l’intrusion des nuisibles.

Tout au long de la phase théorique de la formation, l’attention des apprenants a été polarisée par deux réalités nouvellement apprises : la possibilité de conserver constantes les qualités organoleptiques de la sève cueillie, grâce à la pasteurisation, comme le fait déjà le GADD dans son unité d’embouteillage de sève de raphia (SERAPH) ; la large étendue des opportunités d’écoulement de la récolte.

Pour garantir la pérennisation du marché d’écoulement, un accent particulier a été mis sur le respect rigoureux des mesures d’hygiène et de salubrité de l’environnement global, tant au champ qu’au lieu de conditionnement, ou encore dans la tenue du vigneron lui-même.

Autrement dit, il est recommandé de pratiquer la cueillette de la sève dans des aires exemptes de ravageurs et de déchets : hannetons, résidus de pesticides, débris de cultures post-récoltes, bidons abandonnés, excréments d’Hommes et d’animaux…

D’un autre côté le vigneron doit éviter, lors de la manipulation de la sève, tous les comportements à même d’engendrer une contamination éventuelle tels que : fumer, cracher, tousser, faire la cueillette et le conditionnement de la sève avec les mêmes vêtements, utiliser les récipients de collecte de la sève à d’autres fins, exposer la sève à l’air libre…

Cette formation a été facilitée par Ornella Ngalani, ingénieur agronome, responsable du laboratoire SERAPH du GADD. Sur le terrain le second jour, elle a eu pour personne-ressource Joseph Tabekem, vigneron professionnel à Yaguem-goyavier.

Le GADD est une ONG de droit camerounais basée à Dschang. Au quotidien, son fonctionnement est coordonné par Georges Ngougni. Son champ d’activités se décline en cinq grands domaines : facilitation de l’accès des populations à l’eau potable ; entrepreneuriat féminin et économie locale ; jeunesse, culture et citoyenneté ; décentralisation et développement local ; sensibilisation des populations à l’importance des raphias.

Roch Kenfack

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